Faut-il interdire aux députés de devenir animateurs de talk-shows ? | Jon Allsop

Jon Allsop - TheGuardian - 25/08
Les règles actuelles de l'Ofcom prêtent à confusion et le régulateur doit décider si cette tendance constitue un risque pour l'impartialité, déclare le journaliste indépendant Jon Allsop.

En général, les États-Unis présentent une symbiose plus évidente entre la célébrité télévisée et le succès politique que le Royaume-Uni (voir : Trump, Donald). Mais c’est au Royaume-Uni que servir les politiciens en diffusant leurs propres émissions d’information devient rapidement une tendance.

Nadine Dorries (qui, la dernière fois que j'ai vérifié, est encore une députée conservatrice) est animatrice sur TalkTV de Rupert Murdoch, tandis que ses collègues Jacob Rees-Mogg, Lee Anderson et les députés mariés Esther McVey et Philip Davies ont tous des places sur le rival. chaîne de droite, GB News. De l’autre côté, David Lammy, le secrétaire d’État fantôme aux Affaires étrangères, anime une émission téléphonique sur la radio LBC.

Déjà, les frontières professionnelles sont devenues floues. Lors de sa première émission TalkTV, Dorries a « interviewé » son ancien patron, Boris Johnson. En mars, McVey et Davies ont rencontré Jeremy Hunt, le chancelier, pour discuter du budget.

Cette tendance croissante a fait l’objet d’un examen réglementaire : l’organisme de surveillance de la radiodiffusion Ofcom enquête sur l’interview de Hunt et, depuis ce mois-ci, sur les segments que Rees-Mogg et Alex Salmond, le chef du parti Alba, ont animés respectivement sur GB News et TalkTV. Selon les règles actuelles, les députés en exercice ne peuvent pas animer d’émissions définies...
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